Une journée de partiels…

17 décembre 2007 à 21:36 par Michel

J’ai découvert une vérité aujourd’hui : les partiels c’est comme une envie pressante, on se sent vachement mieux après.

Même si je ne suis qu’à la moitié (il m’en reste encore deux), j’ai fait le plus bourrin. Alors, je sais, quatre partiels, ça peut paraître un peu fillette quand, en France, j’en enchaîne 6 ou 7 sur une semaine. Mais ici, pas le droit aux documents ni à l’erreur. Retour en arrière difficile, puisqu’il faut apprend des trucs par cœur. Chose dont je n’ai jamais été vraiment capable et encore moins maintenant.

Premier partiel : Concurrent programming.

Le prof étant une grosse blague à lui tout seul, je ne savais pas vraiment trop à quoi m’attendre. Finalement le partiel était relativement simple. Deux exercices avaient même été faits en classe vendredi dernier. Je n’ai malheureusement pas pu en profiter puisque, bien qu’étant présent, j’étais occupé sur mon super article de grid computing. Il y avait juste un exercice un peu plus mastoc que j’ai lâchement abandonné (une envie pressante, true story).

Suite à ce partiel, je me suis rendu compte (pour la nième fois) que je passais vraiment trop de temps sur mon Mac. Pourquoi ? J’ai essayé de faire pomme-S sur ma copie. Le pire c’est que c’est vrai. J’ai lâché mon crayon, courbé mon pouce vers l’intérieur et étendu mon index. En avançant ma main vers ma copie, j’ai réalisé ce que j’étais en train de faire… Pour ceux qui n’auraient pas compris : pomme-S = ctrl-S sur un PC

Donc normalement, ce partiel, ça devrait passer.

Second partiel : Computer Networks II - Advanced Features
Ce cours consiste à suivre des lectures et passer un exam. “Cool, pas beaucoup de boulot !”, m’étais-je dit. Erreur ! Les cours étaient bourrins : des sigles dans tout les sens, des standards à la pelle et la phrase magique qui revenaient toujours “Pour plus de détails, vous pouvez consulter la RFC”.

Malgré tout cela, le cours était interessant. J’ai saisi pas mal de concept et appris plein de nouveaux trucs (mobilité, QoS, HIP, la suite on s’en fout).

Puis, la présentation du partiel arrivât. “Le partiel est constitué de quatre questions. Vous devez répondre à trois d’entre elle et une réponse doit fait environ deux pages.” À ce moment là, j’ai levé la tête. Je lance un regard à Julien qui tire la même tête que moi. Petit tour d’horizon, tout le monde pareil : gros silence international. Le prof se marre. Trois heures, donc, pour écrire six pages.

Honnêtement, c’était méga chiant. D’abord, j’ai commencé à réviser un semestre de cours à 13h. À 15h23, j’en ai eu marre, j’ai glandé sur Facebook. Les slides étaient assez indigestes et j’avais encore le partiel du matin dans les pattes. Avec la semaine pourrie que je venais de passer, j’avoue ne pas avoir été très efficace ce WE. En plus j’avais un papier sur la sécurité à rendre pour aujourd’hui. D’habitude je pratique très souvent la révision la veille pour le lendemain. Là, j’ai testé la révision pour dans 20 min (ce matin) et la révision pour dans 2h (cette après midi).
J’ai quand même gratté comme un fou.

Et puis vint le drame : vers le milieu de la deuxième question, je sens une alerte se profiler. J’entonne intérieurement “World Hold On”, mais rien n’y fait. À la dernière phrase de cette question, ma vessie entra dans sa phase critique. Dans les premières phrases, alors que mon style et ma réflexion commençaient à pâtir, j’eus le courage de me lever et de me traîner — doucement — vers le bureau pour demander à sortir. La honte, je me suis cru au lycée. Une paire de finnois nous surveillait, l’un dit à l’autre “Oska sinä pitus huma”…. Non, en fait je n’en sais rien de ce qu’il lui a dit. Ce que je sais, c’est que l’autre m’a suivi jusqu’aux chiottes. Et m’a regardé fixetement pendant que je relâchais la pression accumulée.

Un mec qui me regarde pisser, ça me perturbe. Si ça se trouve, il se dit : “Bah, il en fait du bruit !”, “Mince, j’aurais du checké son slip, il a peut-être une gruge dedans !”, “Aller, à trois, je le chatouille”.
Bref, ce genre de pensées me déconcentre.

Rigolez, pour le coup du slip, n’empêche que j’ai un toujours un dictionnaire anglais-français en partiel. Hé bien aujourd’hui, ça n’a pas raté, je me suis fait contrôler mon dico deux fois. Le finnois est méfiant. Alors, moi je dis, s’il pouvait contrôler mon slip, il le ferait.

Sinon, lui aussi devrait passer comme partiel (un peu moins tout de même).

Demain : repos.
Jeudi : partiel
Vendredi : partiel

BTW : J-7

Tags : , ,

Laisser un commentaire