Un WE en Finlande…
19 août 2007 à 21:56 par MichelVoilà un petit résumé du WE de la semaine dernière (donc pas celui-là, l’autre). Des nouvelles plus ou moins fraîches donc, mais je n’avais pas eu le temps de finir de raconter la balade du dimanche.
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Le samedi l’ESN nous avait organisé une petite sortie dans un parc d’attractions. Là, je me suis : “Chouette, ça faisait longtemps que je n’avais pas fait un truc du genre Parc Asterix ou Disneyland !”
La vérité est tout autre, le parc était très petit pour une grosse ville comme Helsinki, il était néanmoins à moins de 15min en tramway du centre. Deuxième déception : le prix des attractions. Je m’attendais à pouvoir trouver un forfait sympathique du genre Parc Asterix. Bah non. Un tour de manège ou une attraction coûtait 5€ et le pass illimité 35€. Alors à ce prix là on a d’abord fait un petit tour du parc pour savoir ce que nous allions faire !
En plus, je suis pas du genre à tenter les grosses attractions du style : siège éjectable, train qui se balade la tête en bas… Bref, tous les trucs où on en ressort avec un mal de ventre au mieux et au pire une envie de vomir.
On a donc décidé de faire le train-en-bois-qui-va-vite (traduction approximative d’un nom bizarre en finnois). Le train avait été construit en 1960 et on entendait parfois le bois craqué au passage des wagons… Chose peu commune, il y avait du personnel de l’attraction dans chaque train. Un espèce de grand finnois, avec un T-shirt blanc un peu sale et une salopette rouge, accroché au train avec un baudrier et tenant entre ses mains gantées un gros levier se tenait à l’arrière du train. Je ne compris pas tout de suite à quoi servait le gars derrière. Nous sommes montés dans le train, encerclés par des gamins blonds et criards. Ce n’est que pendant le tour que j’ai compris à quoi servait le finnois : à chaque montée qui suit une descente, il tire sur son levier ce qui a pour effet de freiner. Si j’avais su, je l’aurais payé un peu plus pour qu’il tire moins… En tout cas train en bois ou pas, la bête fait des guilis au ventre.
Julien, en Breton obstiné, voulait absolument faire un manège qui en jette grave. On a repéré une sorte de grosse machine à laver sur trois axes : traduction en anglais approximatif vomit-machine. Je dois avouer que je me suis pas mal fait prier avant de consentir à monter dedans. Je voulais voir le processus complet pour voir les moments critiques. En sortant, les gens semblaient souriants et marchaient droit. J’en ai conclu que le risque était limité. En plus, nous étions en charmante compagnie, ce n’était donc pas le moment de flancher !
Voilà une photo de la bête :
Et voiçi une vidéo :
Finalement, c’était bien marrant ! Pas de grosse frayeur, mais beaucoup de secousses. Ce n’était pas évident non plus, car, pour caler les pieds, on avait une plaque en fer devant nous qui était vraisemblablement prévue pour quelqu’un de plus grand que moi. En effet, à chaque changement de sens ma jambe partait toute seule. Bref, sympathique.
En rentrant du parc, je suis passé par le campus d‘Otaniemi. Je suis tombé sur un metting de gens bizarres. Il faut imaginer un croisement entre gothiques et fan de jeux de rôles. Ambiance très médiévale et très olut. Tous les gens avec des sortes d’épées en plastiques. Pendant que quelques-uns se reposaient en buvant et en écoutant de la musique avec des grosses guitares, les autres jouaient à la guerre.
Pour cela, deux variantes. Première variante, le duel. Très gentleman, très médiéval, mais définitivement bourrin. Je ne suis même pas sûr qu’ils cherchaient un réel motif pour se taper dessus. Au mieux le gagnant buvait la bière de l’autre, ce qui est déjà une petite victoire.
Petite illustration des belligérants :
Seconde variante, la mêlée. Je dois reconnaître une certaine vision de l’esprit d’équipe dans cette variante. Deux groupes se forment dans un coin d’une pelouse. Ils s’affrontent du regard, comparent la taille de leur épée, vocifèrent des insultes (ou des poèmes médiévaux, je suis pas encore assez calé en finnois pour le moment) pour enfin courir en brandissant leur bout de plastique à la Braveheart.
Voici, en image, la bataille :
Un truc m’échappe tout de même, je ne sais pas comment ils désignent un vainqueur…
Le dimanche une sortie dans une forêt finlandaise typique était prévue. Je me lève le matin en me disant que ça va mieux que d’habitude (je dors très mal en Finlande). J’ouvre le rideau et je comprends pourquoi : il pleut. Bon, ce n’était qu’une pluie finlandaise : c’est froid, c’est court, mais ça passe. On s’équipe donc un peu plus pour supporter la pluie au cas où elle s’éterniserait. On a pris le bus jusqu’à l’entrée de la forêt.
Sur les 2 derniers kilomètres j’ai compris que la pluie n’était pas si finlandaise que ça. De grosses gouttes pleuvaient sur le toit du bus et des éclairs déchiraient le ciel pourtant bleu. Ça semble ne vouloir rien dire comme ça, mais à Helsinki le temps est très localisé : au même moment à moins de 10 km, un français avait plein soleil. En tout cas, le chauffeur semblait apprécier le déluge. Au fur et mesure que nous nous enfoncions dans la forêt, la route se rétrécissait, l’orage s’accentuait et le chauffeur accélérait. Je crois qu’ils sont plus à l’aise sur des petites routes dangereuses que sur une grosse autoroute.
Les Italiens semblaient apprécier le mauvais temps aussi puisqu’ils vibraient avec We Will Rock You et Angels que Léo — la rock-star italienne — entonnait a cappella.
C’est sous une pluie torrentielle que nous sommes descendus du bus. À ce moment-là, notre guide nous lance : “S’il y en a qui veulent faire demi-tour, c’est maintenant !” Un peu de pluie ne fait pas de mal, je décidais donc de rester. Les Italiens sont tous remontés dans le bus sauf un. Ça a fait beaucoup rire les Européens de l’Est et du Nord.
C’était quand même assez humide. Heureusement, il ne faisait pas trop froid, car nous étions vraiment trempés. La pluie a fini par se calmer et nous avons pu découvrir les joies de la forêt finlandaise : plein de myrtilles partout, des lacs toutes les cinq minutes, des toilettes en bois au milieu de la forêt et des asiatiques en tongs avec des chaussons bleus d’hôpital par dessus. Je savais qu’il y avait beaucoup de lacs en Finlande, mais je ne pensais pas en croiser 3-4 en moins de 10km.
Là je n’ai pas pu prendre de photos non plus puisque mon appareil est assez frileux dans ce genre de conditions. Peut-être que d’autres en ont pri, j’essayerai d’en piquer.
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