Un homme de main
14 mai 2008 à 20:50 par MichelPuisque je suis sûr que tout le monde trépigne d’impatience pour savoir si j’ai réussi à passer tous les entretiens dans la journée de Mardi, je ne vais pas vous faire attendre.
Alors, oui, tous et même avec de l’avance. Franchement, je pense qu’on peut pousser à six. Mais je vais faire une pause, aussi amusant que ce soit.
Pour cette session pas énormément de chose à raconter. Cela dit, je vous sais friands de détails inutiles (ah non ça c’est moi, pardon).
Mardi, il faisait chaud à Paris. Déjà, à la base je ne suis pas frileux. En plus de cela, je suis chaud naturellement (je vous vois venir). Ajoutez à cela une petite dose de stress due au trajet, au timing et aux entretiens (quand même) et cela donne : des mains moites.
Pas de quoi remplir des seaux, je vous rassure, mais ce n’est jamais très agréable. D’habitude quand j’ai les mains moites, je tape des bises pour être peinard. Dans mon cas, cela s’est avéré être impossible sans être déconsidéré fortement. Je me retrouvais donc dans les salles d’attente la main droite en l’air, en train de la touiller dans l’air et en soufflant dessus.
Cela suffit à répondre au cahier des charges de la poignée de main de bienvenue, celle qui fait tout (je vous raconterai un jour, comment j’ai chopé uniquement avec une poignée de main). Ce type de poignées de main représente environ un peu moins de 50% de l’ensemble des poignées de main.
L’autre grande partie est constituée par la poignée de main d’au revoir. Elle est tout aussi importante et permet de conclure avec brio (ou pas) un entretien (je vous raconterai un jour, comment je me suis pris un râteau uniquement avec une poignée de main). Elle nécessite toute autant de préparation que la précédente. En effet, vous vous devez de sentir venir la fin de l’entretien afin de ne pas être pris en traitre. Pensez, au cours de l’entretien, à éponger régulièrement afin d’enlever le plus gros.
Pour éponger, plusieurs techniques sont possibles. Il faut bien comprendre, qu’il faille rester discret, car la personne en face peut avoir le même problème ou être sensibilisée aux astuces de séchage. Pour être bien préparé, il vous faut choisir des habits idoines à l’absorption des liquides (oubliez la cravate). Les tissus synthétiques sont à proscrire, en plus de boire que dalle, le frottement chauffe encore plus la main et empire le phénomène. Préférez donc du coton ou de la laine. Le jean est magnifique, mais peu professionnel, pensez donc à avoir un petit bout de jean découpé dans votre poche.
Ensuite, libre à vous de frotter vos mains pour les assécher sur l’ensemble de vos vêtements. Le plus bonus étant d’inclure les mouvements à la gestuelle de l’entretien. Évitez tout de même les zones telles que : l’entrejambe, les aisselles, la poitrine ou les fesses.
Le mouchoir en papier est aussi très efficace et peut servir de prétexte.
Voilà donc de quoi vous préparer. Faites tout de même attentions à des cas rares, mais important : une personne qui rejoint l’entretien et qui vous tend la main (je me suis fait avoir) ou même quelqu’un qui dit trois fois au revoir sans jamais vous lâcher avec un serrage de main à chaque fois (très dangereux aussi)
Sinon pas grand chose… Ah si à mon premier entretien le gars est arrivé avec une chemise rose (encore plus rose que la mienne avec du vert) et une cravate rose. Premièrement vexé — c’est moi qui passe les entretiens en rose bordel ! — puis j’ai pensé lui dire que tout de même ce n’était pas très professionnel du rose. Finalement, je me suis ravisé et j’ai pensé que peut-être lui aussi avait une armada de sœurs, des femmes, des filles, qui le forcent à mettre du rose. Alors, j’ai compati.
Au beau milieu de l’entretien, il me posa une question : “Pour vous, qu’elle est la différence entre un bon développeur et un mauvais développeur ?”.
J’étouffai un sourire. Puis je répondis rapidement à la question de manière très pro malgré le rictus. Apparemment, c’était vraiment plus qu’un sourire puisque le gars me demande : “Qu’est-ce qui vous fait rire ?”
“Non non, c’est juste que ça m’a fait penser à un sketch des inconnus, vous savez qu’elle est la différence entre un bon chasseur et un mauvais chasseur…”
Il a ri (ouf). Et puis, à la fin de l’entretien, il conclut par : “Enfin c’est la vie. Tout est possible, tout est réalisable, c’est le jeu de la vie”. Il me fixa soudainement et me lança d’un regard inquisiteur : “et ça, c’est de qui ?”. Moi, sans broncher : “Bah Chevalier et Laspales, voyons !”. Il sourit et me dit : “Fallait bien que je vous teste, vous avez mis comiques français sur votre CV”. On a fini l’entretien sur Desproges, Gad Emaleh et les Monthy Phytons.
Voilà donc pour cette journée un peu fatigante tout de même. Je suis content parce que j’ai réussi à faire moins de blagues aux recruteurs.
Donc pour l’instant, j’arrête les entretiens parce qu’après je n’arriverais plus à choisir.
Je vous laisse, je vais dormir.
Tags : astuces, entretien, main, moite
16 mai 2008 à 2:17
Monthy Pytons comique francais … mouarf !
Je t’imagine tellement bien en train de lutter dans l’entretien pour essuyer tes mains, le mec il pense qu’a ca pendant tous l’entretien ^^
17 mai 2008 à 11:35
A ton avis, est-ce qu’il faut être poète pour être un bon développeur?
18 mai 2008 à 18:57
Aaaaah putain, c’est essentiel !!!
En tout cas, stress, stress je viens de recevoir ma première proposition et je dois répondre d’ici la semaine prochaine…
Mais pour l’instant 1/5, j’en veux plus.
18 mai 2008 à 18:59
1/5?
Skype?