Les gros mots.

Dimanche 24 février 2008

Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’aime beaucoup les gros mots.

À chaque début d’apprentissage d’une nouvelle langue, c’est toujours ce qui concentre le plus d’attention et de concentration. Là, je fais style, d’avoir débuté l’apprentissage de plein de langue, en fait non. Uniquement le français, l’anglais, l’allemand et le finnois. Un Turc a bien essayé de m’inculquer quelques insultes de chez lui, mais je n’ai pas mémorisé. Je me souviens lors de mon premier échange en Allemagne (1999), dès les premiers jours de petits groupes se formaient. On parlait, on gesticulait, puis… un silence, quelqu’un qui s’essaye à une autre langue et puis finalement l’hilarité des autochtones. S’il y a eu échange, c’est bien là. Presque 8 ans plus tard, même chose. Quelques français étaient même devenus des spécialistes. Tous les jours ils s’insultaient en finnois à coup de jurons plus ou moins maîtrisés. De mon côté, je m’en suis tenu à un maigre Perkele qui se situe entre le saperlipopette et le putain (je sais, c’est large). Eux avaient développé un champ lexical très large et une passion pour la chose. Je crois même que c’est devenu une obsession, avant ils faisaient style de s’intéresser à l’argot finnois pour parler aux finnoises. Vers la fin, je les soupçonnais de prétendre une approche féminine alors que le but ultime était de soutirer un ou deux nouveaux mots.

Haddock

Chacun son truc. Moi de mon côté, je préfère apprendre la langue maternelle. Il y a quelque chose de relaxant dans les gros mots. D’effrayant aussi.

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