Sophia, me voilà.

13 janvier 2008 à 15:25 par Michel

Je vais quand même vous raconter un peu, ce n’est pas tous les jours que je traverse la France en quasi diagonale.

Alors voilà, je suis parti Jeudi matin à la fraîche. J’ai foutu une quantité de bazar impressionnant dans ma caisse pour être sûr d’avoir plein de choses inutiles avec moi pour ces sept mois : l’inutile rassure.

Déjà, à peine rentré dans Margot, première frayeur : elle ne démarre pas. Super ! Je m’excite sur le démarreur quelques instants… rien y fait, elle ne veut rien savoir. Une sueur froide de panique m’envahit : “Ah mais non, cccc’est pas possssible ! Pas aujourd’hui !”. J’appelle maman, qui me dit d’appeler un dépanneur. Bon d’accord, ça sera le plan B. C’est alors que j’ai fait quelque chose que je ne croyais pas possible : j’ai sorti la doc de la Clio.

Franchement, pour en arriver là, vous pouvez imaginer dans quel état j’étais. Hé bien, ce geste m’a sauvé la vie. Puisque apparemment, Margot se protège et use de son anti-démarrage électronique pour piéger les vilains. Deux coups de bip-bip de clé la rassure et me voilà parti pour 750 kilomètres.

J’ai eu beaucoup d’autoroutes donc ce n’était pas trop pénible. La première partie était d’ailleurs super cool puisque j’ai pu manger une pomme sur l’air des Croquettes. Un très grand moment, que je vous recommande. De même, j’ai pu manger et pisser sur l’aire du Centre de la France. D’ailleurs, je pense que je l’ai déplacé, ça faisait bien 200 bornes que je me tortillais…

Puis vint l’Auvergne, ses volcans et ses montées. Margot ne faisait pas la fière, elle descendait souvent en dessous de 80km/h ce qui la laissait à la merci des féroces camions. Je me rabattais honteusement sur la bande des véhicules lents tout en l’encourageant de ma mélodieuse voix. Promis, je ne te chargerai plus autant.

Finalement, la Chartreuse et le Vercors ont fini par découper l’horizon. J’arrivais enfin sur Grenoble. Séquence émotion, puisqu’en plus de revenir sur Grenoble, j’empruntais exactement le même chemin que pour mon stage de première année. Arrivé dans mon ancienne rue, j’avais l’impression de n’être jamais vraiment parti.

Après une petite soirée bien sympathoche dans mon ancien appart’, j’ai repris la route pour encore 350km. C’était beaucoup moins drôle : peu d’autoroutes mais beaucoup de petites routes de montagnes bien relous. Moi je pensais plutôt avoir un trajet pépère et relax. Bah non. Viamichelin me disait : “60km de routes agréables”. C’est cela, oui. Non parce qu’il faut savoir que quand Michelin dit : “routes agréables”, il faut comprendre : “petites routes de montagnes, bien dangereuses avec des virages de la mort et des camions qui font prout-prout“. Bon je ne dis pas que je n’ai pas été ému par quelques gros cailloux. Mais dans l’ensemble j’étais plus concentré à éviter de mourir dans les virages de la mort à cause de la pluie du brouillard. Par certains endroits, on me demandait même de klaxonner pour signaler ma présence : super rassurant.

Bref, je suis arrivé, je ne sais comment sur Grasse, capitale mondiale des parfums — moi non plus je ne savais pas —, en essayant de pas trop me paumer. J’ai pris la route pour Sophia et suis arrivé au terme de mon voyage, tout content, à 15h30 devant la résidence. Content, parce que je ne voulais pas arriver trop tard. Ce qui était un très mauvais calcul, puisque ma résidence n’ouvrait qu’à 17h…

La suite au prochain épisode.

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7 commentaires pour “Sophia, me voilà.”

  1. Margaux dit :

    t’as appelé ta caisse MArgot ? c’est en hommage à moi obligé.
    t’as mis OT pour pas trop faire de réciprocité mais j’ai cramé.

  2. Michel dit :

    Ah, je me demandais quand tu allais réagir ;-)

    Mais non désolé le nom ne vient pas de moi :-)

    Quant à OT c’est pour le O de Clio.

  3. David dit :

    Ravi que tu sois bien arrivé… Dans quelle résidence habites-tu ? Saint-Exupéry ? (c’est là où j’étais). Perso, je préfère 1000 fois les routes de montagne pour venir à Sophia que l’autoroute ! Je me faisais vraiment plaisir à enchainer les virages les uns après les autres… Alors que l’autoroute, c’est mortel ! ;-) Aller, bon courage pour ton stage inconnu, à bientôt

  4. Margaux dit :

    j’vois pas le rapport entre OT et clio.

    et oui j’suis trop prévisible mais quand j’aperçois mon joli blase, meme écrit sous une autre forme, je me dois de réagir spontannément sous le coup de la bienveillance.

    (mais rassure toi j’lis aussi tous tes autres articles, même si je ne commente point, tout comme toi je suppose).

  5. Michel dit :

    Bah c’est le O. Et tu suppose bien :-)

    @David : Ouiiiii, c’est la même ! Plutôt classe non ?

  6. Adé dit :

    Tout ça juste pour nous raconter les caprices de margot, l’etat de la route et l’endroit oú t’as fait tes pauses pipi…sans consacrer plus d’une ligne à Grenoble…pfff…et tu t’arretes pile au moment où ca devient interessant…Heureusement que j’ai d’autres sources…lol

  7. Michel dit :

    Je ne consacre pas plus à Grenoble, c’est suffisamment douloureux comme ça. Imagine-toi : retrouver des êtres chers pendant quelques heures pour les re-quitter le lendemain ?

    Non, tu ne le peux…

    Adé, tu n’as donc pas de <3 ?

    (il y a des fuites dans ma chaîne d’information, ça ne va pas du tout)

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