Rétrospective
31 janvier 2008 à 23:42 par MichelJe vous préviens : je raconte ma vie et c’est franchement pas folichon. Alors cliquez que si vous êtes vraiment sûrs !
Je suis content.
On pourrait penser que notre parcours éducatif n’est qu’une succession de périodes d’apprentissages de trucs qui ne nous serviront pas plus tard. D’ailleurs plein de gens le pense, je pense.
Moi, si je regarde mon parcours, j’ai enchaîné classiquement un bac S, une prépa puis une école d’ingénieur. J’ai l’impression que je me suis laissé entraîner au fils des événements sans vraiment choisir ma voie. Finalement mon éducation est d’une banalité…
Plein de gens à la sortie du BAC font de grands choix : ils partent, ils vont étudier du design, de l’architecture, des langues inconnues… Bref plein de trucs super hype qui nécessitent quand même un peu de courage ou d’initiative pour s’y lancer.
Moi j’ai fait quoi ? J’étais pas mauvais en Math, Physique, Chimie et nul en français. La prépa scientifique me tendait les bras ! Et puis je suis resté chez maman, parce que je n’avais pas envie (et n’étais pas prêt) de partir de chez moi. Pas envie ou pas possibilité, on ne sera jamais vu que je n’ai candidaté que pour une prépa. J’ai choisi PCSI parce qu’à l’époque je préférais la physique aux maths. L’arrivée en prépa m’a un peu déstabilisé, il est vrai. C’est vrai que c’était dur, mais c’était loin de tout ce que j’avais pu entendre. Je m’en suis pris des claques, pas de soucis là-dessus, mais, au final, je m’en suis sorti pas trop mal. J’ai même commencé à apprécier les maths (c’était avant que Fourrier ne pointe son nez, je vous rassure — je HAIS Fourrier, c’est viscéral). Ma spé s’est aussi bien passée et je me suis retrouvé avec un classement honnête sur CCP qui m’a permis de rentrer à l’INPG Telecom. Une fois rentré à l’école, à part quelques matières, rien n’a vraiment posé problème.
Mais finalement si on regarde bien… Pourquoi j’ai fait tout ça ?
Moi quand j’étais petit, je voulais être successivement : électricien, pilote de chasse et… ingénieur en informatique réseaux et telecom. Oui, c’est sûrement ça le problème, j’ai choisi ce que je voulais faire quand j’étais au collège en quatrième. La honte… Les seules personnes qui sont devenues ce qu’elles sont après un choix de cette époque sont sûrement : des médecins, des acteurs, des chanteurs ou des truands.
Et pourquoi l’informatique ? J’ai une explication. Le problème est qu’elle est très simple et tient en une raison : nous avons déménagé. Conséquence ? Je suis passé d’un jardin énorme, dans lequel je passais la plupart de mon temps étant gosse, à un terrain de 60m2 avec des cailloux et une maison à vélos. C’est comme ça que, privé de mon occupation d’ordinaire, je me suis tourné vers l’informatique.
Dingue non ? Je n’imagine même pas ce qui se serait passé si nous n’avions pas déménagé. Est-ce que j’aurais finalement fait le même genre de parcours ? Est-ce que j’aurais fatalement échoué devant un clavier ?
Personne ne saura jamais. Et puis je m’en fous. Parce que ma situation me va. L’enchaînement de ma vie est logique et je ne changerai pas grand-chose voire rien du tout.
Parce que, pour y revenir, tout ce que j’ai fait me sert aujourd’hui. Ma prépa m’a donné la rigueur qui me faisait gravement défaut. Mon école a construit mes connaissances. Mon voyage à l’étranger m’a permis de m’ouvrir et d’orienter mes connaissances. Et j’utilise tout ça quotidiennement.
Ainsi, sur le plan professionnel, je suis parfaitement préparé et je n’ai aucun complexe. Bon, je suis loin d’être un homme d’affaire international (pas une priorité pour autant), mais mon stage se passe bien et je n’ai aucun regret à prononcer sur le chemin qui m’y a mené.
Bon, le plan personnel, c’est pas encore ça : j’y travaille.
En plus, j’aime mon boulot même si, quand je rentre le soir à la maison, je suis intellectuellement éteint.
La transition a été rapide et sans douleur. Je suis un adulte. Mes études sont finies, je n’ai aucun problème pour me mettre au travail, je ne rechigne pas à la tâche et je n’ai pas de mal à me lever le matin.
Wahou….
Là, je viens de me faire peur. C’est pourquoi ce WE : soirée ingé sur Grenoble histoire de se déconnecter un peu et de retomber dans des travers étudiants.
Promis, après j’arrête.
Aucun rapport mais j’ai testé de mettre des haricots verts d’une conserve aux micro-ondes et c’est mangeable. Surprenant, non ?
Tags : éducation, haricot, passé, rétrospective
1 février 2008 à 0:09
Encore une matinée avant de te rejoindre dans la fin des études. Et une semaine avant d’entrer dans le monde du travail…
A demain soir mon chou !!!
1 février 2008 à 4:19
Je te rassure, tu n’es pas le seul a avoir decide des le college de te lancer dans l’informatique… On est au moins deux !
Surprenant !
Sinon, aucun rapport, mais c’est marrant que tu decouvres le coup des haricots verts…
1 février 2008 à 8:12
@François : Bon courage pour tes derniers partiels. Ca fait longtemps que j’ai oublié ce que c’était
@David: Merci David, quand j’ai mes accès de geekeries je sais toujours que si je me tournes vers toi, un sourire qui dit “Moi aussi”, m’attends…
Quant aux haricots, non seulement c’est mangeable mais en plus je recommencerais. Moins de vaisselle. 3 minutes de cuisson. Moins d’énergie gâchée.
Un jour je ferais un article de mes techniques de cuisine.
1 février 2008 à 17:16
Tu as oublié de parler de tous tes week-ends ordi-short bleu-t-shirt décathlon-chaussons-toutes saisons pendant ta prépa ! un intelletuel mais parfois un peu pantouflard…
1 février 2008 à 17:29
Et oui Michel, je sais que tu as besoin d’etre rassure parfois… C’est humain
2 février 2008 à 1:40
Tiens en parlant de ton voyage à l’étranger, j’ai rencontré au cours d’une soirée à Shanghai, avec une GI et un PG pour l’anecdote, un finlandais qui parlait très bien fraçais… avec un fort accent canadien. Assez étonnant mais bon, ça m’a fait penser à toi.
2 février 2008 à 1:41
Je crois que c’était mon message le plus gay jusqu’à présent.
2 février 2008 à 11:14
Je crois que ça fait très longtemps que je t’ai pas eu au tel.
2 février 2008 à 12:15
Hej da !
@ Michel : j’ai l’impression que nos profils se ressemblent…à l’informatique près !
Et me voilà à Copenhague ! Un blog bientot…
@ Alexis : c’était qui la GI à Shanghai ? Je suis curieux !
Ah mais c’est toi Alexis !! le mec qui me connait et que je reconnais jamais ! (je plaisante)
Signé : un GI de la plaine
3 février 2008 à 2:17
@Michel : C’est vrai ça. Bon, faut qu’on essaye de s’avoir aujourd’hui vu que demain, je pars au Japon :p
@JBeu : Ayez, c’est rentré? Whaou. La GI en question était de la promo au-dessus de toi, Cécile Pradignaac, tu visualises?
3 février 2008 à 10:46
Oui oui, je vois bien qui est Cécile Pradignac, une GI 09. Effectivemement il y a des GI partout dans le monde, faut se méfier….
3 février 2008 à 21:25
Michel ton blog est en train de buguer il y a marqué 17 visiteurs en ligne!
6 février 2008 à 19:33
@Adé : “C’est quoi ce traffic ?” — cette blague vous étais proposée par le service statistique de mon hébergeur.
@Alexis : Tu me manques mon lapin. Mailes moi quand tu rentres de là bas.
@JBeu : Tu as toujours voulu faire du génie industriel ? Bon je suis rassuré. J’espère que tu es bien arrivé.
@Alexis, JBeu : je vous en prie.