Les animaux, le feu, Seurasaari et moi.
6 novembre 2007 à 1:21 par MichelAvec Cédric et nos visiteurs de la semaine passée, nous avons bravé le froid et l’obscurité sur la presqu’île de Seurasaari. C’est une espèce de musée en plein air avec des vielles bicoques en bois. Il y a aussi une petite esplanade avec des poteaux à drapeaux. Tout autour de cette presqu’île (en fait c’est une île mais il n’y a qu’un petit pont) il y a de jolies plages.
Sachant qu’il faisait entre 0 et 5°C nous n’avons pas tenté la baignade. Par contre, le barbecue, oui. Ce qui m’a d’ailleurs permis de renouer avec les joies du feu oubliées. Retrouvailles rapides puisque j’ai encore voulu cramer plein de trucs inutiles : un bout de pain, un bout de saucisse et des feuilles en tout genre. C’est mon côté pyromane… En tout cas mon background scout nous a permis d’avoir un (gros) feu rapidement, ce qui n’était pas du luxe vu comment ça caillait grave. On a fait griller plein de trucs marrants sur le barbeuc : des saucisses finlandaises (avec une peau super dure) et des steaks hachés finlandais (qui n’ont de la viande que le nom).
Seurasaari c’est la pleine nature à 2 km d’Helsinki. C’est aussi un repère de bêtes en tout genre : canard, oies, cygnes, cafards, écureuils, poissons, finnois et même des oiseaux. Vous avez tous vu mes exploits avec le n’écureuil dans le post précédent. Ici les écureuils sont gras, intrépides, rusés et insolents. Ils viennent courir dans les pattes des visiteurs et ils s’approchent d’eux à la moindre possibilité d’une présence de nourriture. Bon, dans mon cas, c’était un bout de bois.
Nous avons aussi croisé des photographes d’oiseaux finlandais. Vous ne connaissez pas ? C’est très simple : ils sont deux avec un appareil photo dans une main (avec un gros flash). Ils tendent une main ouverte avec des graines et attendent. Dès qu’un piaf arrive dans leur paluche, ils shootent. Et le pauvre volatile s’enfuit, arrosé de feu.
Alors moi, j’ai pris des graines et j’ai fait pareil mais sans gros flash. It was incredibeul. L’oiseau est arrivé sur ma main en retro-pédalage et a enserré le bout de mes doigts. De petits coups de tête précis, il piochait dans ma main tremblante alors qu’à l’autre bout, je criais : “Une photo, viiiiiiiiite”. La voilà :
Au passage, vous pourrez remarquer que mes paris tiennent bon : imperméable et barbe
Bref, c’était plaisant.
Ce n’est que ce matin que j’ai compris le véritable lien qui existait entre Robert (l’oiseau, il faut suivre) et moi. La brave bête m’avait suivi jusqu’à mon appartement, est entrée au petit matin (11h) dans ma chambre provoquant une précipitation du processus de mon réveil. J’ai donc couru très fort chez Dichon en criant très vite : “Raaaaaah Dichon, il y un oiseau dans ma chambre !”.
Le belge n’est pas sensible aux appels au secours matinaux. Doucement mais courageusement j’ai entrouvert ma porte pour espionner la bête. Elle faisait les cent pas sur mon bureau en se demandant — tel un Stevan1 — d’où, diable, elle venait. C’est là que Robert a commis l’irréparable : il a marché sur James2 qui trône (toujours) fièrement sur le bureau.
Steve, fais qu’il ne lui fasse pas dessus ! priai-je.
Robert s’en alla comme il est venu, honteux et par la fenêtre. Sur mon clavier, l’animal avait déféqué. Elle reposait sur la touche de verrouillage des majuscules agonisante.

J’ai réussi à la laver, mais elle reste blessée dans son êtRe, AU pLUs pRoFOnd. ET PARfOIs ELlE SE ReMÉMOrRE cet INstant QUI L’A marqué à ViE.
- Inside joke : un ami français qui, une nuit, ne trouvait ni la porte de sa chambre ni la lumière [↩]
- C’est mon mac [↩]
6 novembre 2007 à 3:40
Ah ah terrible…. Enfin, ça fait chier… enfin… heureusement que c’est tombé pile sur une touche quand même, parce que t’imagine entre deux… :-S
6 novembre 2007 à 8:38
Oui mais heureusement que j’avais prié très fort !
Sinon, ça aurait été la merde en effet.
6 novembre 2007 à 18:44
Mon pauvre mitch je compatis … un oiseau qui te suis sur 2 kilometre juste pour chier sur ton mac … il y a pas de doute il t’en veux … ou il trouvait tes graines dégeulasse et te l’as fait comprendre … en toute délicatesse !