Il a dit oui.
25 mai 2008 à 22:25 par MichelCe fut une semaine bizarre et un vendredi assez éprouvant.
En tout cas, ce fut vraiment une expérience intéressante. Beaucoup de choses comprises et aussi des leçons retenues. Par contre, au grand désespoir de mon Père, toujours aucune aptitude à la négociation salariale.
J’ai aussi compris, et ce, pour la première fois de ma vie, ce que c’était d’avoir le choix. Là, je parle du vrai choix? Pas du choix banal, mais important entre le yaourt à la cerise ou à la mure, ni celui du caleçon à motif contre le boxer uni.
Non, là je parle du vrai choix. Celui qui fait peur. Celui qui est dur. Celui qui fait changer d’avis cinq fois en une heure. Celui qui compte.
Finalement, un vrai choix, c’est celui qu’on ne veut pas faire. Parce qu’un vrai choix on est responsable pleinement des conséquences. C’est ça qui fout les boules. Le vrai choix, c’est celui qu’on ne veut pas faire.
J’ai voulu avoir le maximum d’options pour pouvoir comparer et donc avoir du choix. Je me suis donc retrouvé avec cinq propositions qui étaient quasiment toutes intéressantes.
Choisir n’a donc pas été facile. Car si choisir c’est dire oui — ce qui est la partie la plus agréable, je peux vous assurer — c’est aussi dire non. Et moi, dire non à quelqu’un c’est comme mettre un terme à une relation amoureuse.
Je ne vais pas dire que je connais ça par cœur, mais avec moi ça suit toujours un peu le même processus.
D’abord, j’essaye de retarder au maximum l’échéance. J’envisage ensuite d’écrire un texto. Mais bon, le texto, ça a deux inconvénients. Le premier, c’est que je paye les textos. Le second, c’est qu’en 140 caractères je n’ai pas le temps de dire que ce n’est pas elle, mais moi ou de passer pour la victime. Après vient l’idée du mail. Le mail, c’est bien. Déjà, c’est gratuit. Ensuite ça ne dérange pas : ça ne fait pas “Driiiiiing” dans le sac ou “BrrVrrrr” dans la poche. On peut écrire ce qu’on veut et paraitre comme on veut sans subir le trac ou une réponse imprévue.
Toutes ces solutions ne sont pas très courageuses, je le reconnais. Il y a aussi le téléphone. J’aime bien le téléphone, ce n’est pas gratuit, donc on montre à la personne que ce n’est pas n’importe qui. D’ailleurs, si celle-ci commence à se rebiffer on peut toujours lui sortir l’excuse fatale et imparable : “J’aurais pu envoyer un texto, mais non, je ne l’ai pas fait, car c’est important pour moi”.
Et puis la dernière solution : face à face. C’est celle qui fait la plus mal, c’est la plus longue aussi. Là on se fout d’avoir les mains moites ou non. On veut juste cracher son venin et repartir seul en pensant pour les jours à suivre : “Franchement, t’es un gros bâtard”.
Alors, j’ai fait mon bâtard. J’ai pris mon téléphone, et j’ai appelé un par un les non sélectionnés. Je leur ai dit ce que personne ne veut entendre : “J’ai choisi quelqu’un d’autre”. La similitude va plus loin puisque j’ai trouvé l’équivalent du “on peut toujours rester amis” : “Bien entendu, vous pouvez garder mon CV”. Je l’ai même rendu encore plus acide, amer et cruel : “On ne sait jamais, si je venais à quitter l’autre, je reviendrais surement vers vous.”
L’espoir, c’est le coup de grâce. C’est la chose la plus cruelle.
Pour ce qui est du oui, je ne donnerais pas beaucoup de détail. Ce n’était pas ma meilleure offre. Mais c’était celle que je sentais le plus. C’est un pari pour l’avenir, on verra si celui-ci me donnera raison ou non. Je vais donc intégrer au début du mois de septembre un grand groupe français.
Si vous êtes amené à entrer en contact avec : D2SI, Castellis, Thales Services, Beijaflore et TRSB, je pourrais peut être vous donner des infos utiles. En tout cas, les entretiens et les contacts que j’ai eus ont tous été bons et j’ai juste pris le meilleur d’entre eux.
La suite ? Une petite signature siou plé !
25 mai 2008 à 23:21
“Franchement, t’es un gros bâtard”
Je vois que tu prends un malin plaisir à faire ça !
Enfin, déjà t’as pas envoyé de texto. Je crois que la RH aurait halluciné !
“Tout est fini entre nous, j’ai trouvé mieux…”
Je suis ton père (du verbe suivre, t’inquiètes pas) et dis que tu aurais pu négocier le salaire. Ca peut aider, certains peuvent s’éliminer d’eux-mêmes…
Et finalement alors, c’est quelle boite ? Je crois pas l’avoir lu …
26 mai 2008 à 2:09
Dire que je n’ai même pas été là dans cette dure épreuve, je m’en veux.
La prochaine fois, mail et skype où que je sois, à moi bien sûr, pas à la RH.
Tiens, plaquer par Skype, c’est à tenter ça…
26 mai 2008 à 8:20
Nan je dirais pas quelle boîte c’est, comme ça je peux être libre de ce que je pourrais être amené à écrire… Mais je te le dirai, t’inquiètes !
J’ai pas dit qu’il n’y pas eu de négociation ! C’est juste que ce n’est pas moi qui l’ai initiée.
8 juin 2008 à 23:24
Bah toutes mes félicitations, en plus maintenant j’ai tout plein de bon conseils pour passer les entretiens :]
9 juin 2008 à 8:57
Tu veux plutôt dire : “une liste de ce qu’il ne faut pas faire en entretien”