Épilogue

24 décembre 2007 à 21:01 par Michel

Je suis debout dans ma chambre, le portable à la main.

Mais qu’est ce que je fous debout ? Ah oui, ça me revient doucement, il est 3h30 du matin et j’ai un avion à prendre. Je sors de deux heures de sieste seulement. Les yeux ne sont pas coordonnés, bon dix minutes de plus.

Je sors de ma chambre, celle de Cédric déjà allumée. Je pousse la porte. En fait, elle est toujours allumée. Depuis le début de ma petite sieste, il a entrepris de faire ses bagages.

Je ré-ouvre les yeux, je suis dans la douche. Tiens le sol est moins orange que d’habitude… Ah oui, c’est vrai, je l’ai lavé, il y a à peine deux heures. Je n’ai d’ailleurs pas élucidé pourquoi le sol était orange. Pas de quoi faire une révolution.

Julien ouvre les yeux au fur et à mesure que son café se vide. On a tous une tête des grands jours. La techno flamande de Cédric chatouille nos oreilles encore marquées par les plis du lit. Je ferme ma chambre définitivement.

Embrassades franco-belges après cinq mois de colocation. Nous n’avons pas survécu au gouvernement temporaire. Un bus nous conduit à la gare d’Helsinki. Un autre nous achemine à l’aéroport. Je relis cinq mois à travers mon reflet sur les routes d’Helsinki. La vache, ça passe vite.

Attente pour l’enregistrement des bagages. Je stresse un peu, ma valise est plutôt balèze. La dame a l’air sympathique, je hisse tranquillement la valise sur le tapis roulant. Du moins, j’essaye d’avoir un air tranquille : cette saloperie pesait 25 kilos. Elle ne bronche pas, je viens d’économiser une amende de 5kg. Le portique tûûte. Cool, je vais me faire fouiller ! Je m’avance vers une dame de la sécurité. Ah, bon apparemment, elle ne veut pas me fouiller. Tant pis, ma belle, tu viens de louper ton créneau. Julien, lui par contre, doit exposer à la vue de tous le contenu de son bagage à main.

Des voies françaises inconnues commencent à se faire entendre au fur et à mesure que l’on s’avance vers la porte d’embarquement. On se pose dans l’avion, là aussi, des voix françaises. D’ailleurs, une voix sonne bizarre… Ah oui, c’est un gosse. Je viens de me rendre compte que ça fait 5 mois que je n’ai pas entendu un enfant qui parlait français : ça choque.

L’avion décolle. Je suis à la fenêtre. Il s’enfonce dans les nuages. Je ne vois plus l’aile. Je ne suis un pas un grand anxieux de l’avion, mais je ne suis jamais très rassuré quand je vois l’aile disparaître ou osciller d’un mètre d’amplitude. Et en même temps, il faut que je sois à la fenêtre parce que j’aime bien voir où je vais.

Nous perçons les nuages. Hummm, plutôt sympa comme paysage : des nuages et un ciel étoilé. Je me colle mes boules Quiès et m’installe confortablement pour assister au lever du soleil sur la mer de nuage. J’avoue avoir un peu lutté contre le sommeil, mais l’attente valait la peine. Une boule rouge qui mange lentement les nuages à l’horizon, c’est classe.

J’ai vu mon coucher de Soleil, je suis content, je peux dormir.

Ça chauffe sur mon épaule gauche. Comprends pas : il fait noir ? Ah oui… J’enlève mon masque de zyeux. Whouaaaaa… Le Soleil vient de me cramer les yeux, je ne peux même plus regarder dehors tellement la lumière est intense. C’est vrai que j’avais fini par oublier ce que c’était la vraie lumière. La vache, c’est vraiment blanc !

L’avion se pose un peu brusquement. On file vers les escalators à bagages. On a un train à 10h30 et moins d’une heure pour prendre les bagages, faire deux nouvelles cartes 12-25 et changer des billets de TGV. Arrivé aux guichets SNCF, tiens ça m’avait manqué ça… Je crois que je suis tombé sur le geek de la SNCF. À l’entendre il hackait le système informatique pour nous avoir des billets pas trop chers dans le prochain train.

«Non, non, ne vous inquiétez pas, je trafique juste l’ordinateur, c’est un peu compliqué…»

Mais bien sûr…

Nos billets en poche, on se précipite sur le quai. 10 minutes d'avance. Impeccable. On descend sur le quai. Wahou ! Il fait froid en France ! Non franchement, je n'avais pas froid ce matin à Helsinki et là je gèle !

«Le TGV machin-truc-bidule-chose subit un retard indépendant de notre volonté»

Ah ! Ça aussi ça m’avait manqué. Deux heures après, je pose un pied sur le quai du Mans après avoir laissé Julien poursuivre jusqu’à Saint Nazaire.

Voilà c’est fini. Cinq mois viennent de passer en un éclair.

En fait non, ça ne fait que commencer…

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2 commentaires pour “Épilogue”

  1. David dit :

    Toi aussi tu t’es gelé en arrivant en France ? Autant je m’étais bien habitué à des -20°/-25°C de Montréal, autant les -3°C de chez moi m’ont calmé ! Je pense que c’est dû au taux d’humidité… Welcome donc et bonne année !

  2. Michel dit :

    C’est surtout que la température était plus chaude à Helsinki !

    On a même réussi à repartir sous une fine pluie !

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