Archive pour la catégorie 'Pensées'

Yaourts & philosophie

Jeudi 3 avril 2008

Les parents nous brident. Très teenager comme réflexion, je vous l’accorde, mais c’est trop vrai.

Je suis — et resterais — un adolescent frustré.

Surtout au niveau gastronomique. Rendez-vous compte : je n’ai jamais eu le droit de manger deux yaourts d’affilée dans un même repas. Ma maman me l’a toujours interdit. J’avoue parfois avoir rusé en prenant du fromage en complément, mais deux yaourts d’affilée ? Jamais.

Ah si, peut-être une fois. Des yaourts Super U périmés en promotion qu’il fallait absolument finir. Réduction et urgence, la grâce parentale est à ce prix.

Maintenant que je n’habite plus chez mes parents, je mange mal et souvent la même chose. Mais mon désir de liberté est satisfait quand, devant mon frigo ouvert, je suis libre de convoiter les deux yaourts à la cerise que je réserve pour les très grandes occasions.

Mon cerveau se met alors dans une activité rarissime et un déluge de possibilités se déverse à travers mon esprit : “Les deux devant là ! Ah ouais, mais il y en a un à la mûre qui se cache au fond… Et si je faisais un mélange fraise-cerise, ou même — encore plus audacieux — mure-pêche ?”.

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Les gros mots.

Dimanche 24 février 2008

Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’aime beaucoup les gros mots.

À chaque début d’apprentissage d’une nouvelle langue, c’est toujours ce qui concentre le plus d’attention et de concentration. Là, je fais style, d’avoir débuté l’apprentissage de plein de langue, en fait non. Uniquement le français, l’anglais, l’allemand et le finnois. Un Turc a bien essayé de m’inculquer quelques insultes de chez lui, mais je n’ai pas mémorisé. Je me souviens lors de mon premier échange en Allemagne (1999), dès les premiers jours de petits groupes se formaient. On parlait, on gesticulait, puis… un silence, quelqu’un qui s’essaye à une autre langue et puis finalement l’hilarité des autochtones. S’il y a eu échange, c’est bien là. Presque 8 ans plus tard, même chose. Quelques français étaient même devenus des spécialistes. Tous les jours ils s’insultaient en finnois à coup de jurons plus ou moins maîtrisés. De mon côté, je m’en suis tenu à un maigre Perkele qui se situe entre le saperlipopette et le putain (je sais, c’est large). Eux avaient développé un champ lexical très large et une passion pour la chose. Je crois même que c’est devenu une obsession, avant ils faisaient style de s’intéresser à l’argot finnois pour parler aux finnoises. Vers la fin, je les soupçonnais de prétendre une approche féminine alors que le but ultime était de soutirer un ou deux nouveaux mots.

Haddock

Chacun son truc. Moi de mon côté, je préfère apprendre la langue maternelle. Il y a quelque chose de relaxant dans les gros mots. D’effrayant aussi.

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